C'est en devenant religieuse que Suzanne Aubert (1835-1926), évangélisatrice des Maoris, avait échappé à un destin de soumission sociale.
Sa famille cherchait à la marier. En entrant en religion, elle reprit sa liberté, à tel point qu'elle put faire du commerce, évangéliser, commander, décider, tout ceci en vertu de son état de religieuse. A sa mort en 1926, une foule immense l’enterra.
Bien entendu, cette anecdote ne doit pas cacher la réalité des relégations sociales - via la prise de voile - qui eurent lieu au travers des siècles à l'encontre de jeunes femmes. Cependant, force est de constater que la religion pouvait effectivement constituer une stratégie d'émancipation dans certains cas. La réalité sociologique est toujours plus complexe que ce qu'induisent les slogans politiques de tous bords.
Cours particuliers d'initiation à la théologie : renseignements sur montdeslettres@gmail.com
à lire aussi
Le radical-chic
Le radical-chic: qui est cet intriguant personnage, qui dirige la France depuis 30 ans?
Paradoxe social
L'aliénation de l'homme contemporain est une réalité stridente. Il s'agit de la combattre et de la vaincre.
Un samedi soir à Nuit debout - supercherie intégrale
Nuit debout, cette formidable occasion de combattre l'obscénité du réel, se suicide dans l'alcool et la médiocrité - agressions, non débat
Dissuasion nucléaire, le trou noir financier
Les enjeux financiers de la dissuasion nucléaire sont colossaux. Analyse de Bertille Cuvier, du mouvement de la Paix
Vous aimerez aussi
Pour des assises de l'autocritique religieuse
Comment purger les religiosités respectives à l'heure de l'hyper-susceptibilité collective.
Racisme ''ordinaire'' sur Facebook
Facebook héberge quotidiennement des propos d'un racisme inouï, à la mesure de celui qui sévissait outre-Rhin au cours des années 30
Conquérir son identité sans perdre son âme
Comment conquérir son identité sans tomber dans le piège identitaire, et celui d'internet


