Intellectuels et religion

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Abdennour Bidar

  
« Les religions nous ont assuré pendant des millénaires une "foi commune", et également donné des ressources pour mettre notre foi en tension vers le sacré. Or, à présent, nous arrivons à une époque où ce support de socialisation et de sacralisation de notre existence est manifestement épuisé… Ce n’est sans doute plus du côté du religieux qu’il faut désormais chercher la suite de l’aventure spirituelle de l’homme» (Les cahiers de l’Orient, n°111, Eté 2013)


« Les hommes les plus exigeants spirituellement ont de tout temps cherché une foi personnelle au-delà des articles de foi imposés par telle ou telle religion. L’humanité actuelle fait face à une difficulté d’un genre nouveau : retrouver la foi après la religion» (Les cahiers de l’Orient, n°111, Eté 2013)

 

"Il ne suffit plus de dire «ne faisons pas l'amalgame entre islam et islamisme». (...) les musulmans du monde entier doivent passer du réflexe de l'autodéfense à la responsabilité de l'autocritique. Car comme le dit le proverbe français, «le ver est dans le fruit»: ce n'est pas seulement le terrorisme djihadiste qui nous envoie de mauvais signaux en provenance de cette civilisation et culture musulmane, mais l'état général de celle-ci" (Figaro vox, 19 novembre 2015)

 

Alain Badiou

« Il y a eu, certes, l'apparition de groupuscules fascistes se réclamant de l'islam. Mais il y a tout aussi bien eu des mouvements fascistes se réclamant de l'Occident et du Christ-roi. Cela n'empêche aucun intellectuel islamophobe de vanter à tout bout de champ notre supérieure identité "occidentale" et de parvenir à loger nos admirables "racines chrétiennes" dans le culte d'une laïcité dont Marine Le Pen, devenue une des plus acharnées pratiquantes de ce culte, révèle enfin de quel bois politique il se chauffe » (Le Monde, 05/05/2012)

 

Alain Besançon

 

(1932-) Historien français

 

"L'islam connaît des histoires, mais non l'histoire comme succession organiquement liée d'événements" (Trois tentations dans l'Eglise, Calman-Lévy, 1996, p169)

 

"L'oubli de la théologie, sa réduction au rang de croyance ethnographique, de "mentalité", de conviction absurde et de vain savoir a provoqué dans notre école historiographique française des points aveugles, voire des zones d'abrutissement" (Alain Besançon, Trois tentations dans l'Eglise, Calman-Lévy, 1996, p8)

 

Alain de Benoist


 

«Historiquement parlant, le christianisme est la première religion à avoir séparé croyance et appartenance à un peuple» (bvoltaire, 01/05/2013)

 

«L’idée d’un Dieu unique implique celle d’une famille humaine qui soit spirituellement une elle aussi» (bvoltaire, 01/05/2013)   

 

« D’un côté, la religion perd sa place sociale et son rôle politique, désormais rabattu sur la sphère privée. De l’autre, les valeurs et les concepts chrétiens ne disparaissent pas ; ils sont seulement retranscrits en un langage profane. C’est en ce sens que la modernité reste tributaire de la religion» (bvoltaire, 19/02/2013)

 

« Pour savoir ce qui est aujourd’hui sacré, cherchez ce qui est tabou» (bvoltaire, 19/02/2013)
 

 

Ali Bader

 

Romancier irakien

 

"Chaque fois qu'un crime est commis, on dit que ce n'est pas le fait de l'islam authentique. En réalité, l'islam échappe par là sans cesse à la nécessité de la critique historique!" (Le Monde, 20/07/2014)

 

"L'islam est une religion eschatologique marquée par une très forte tendance au puritanisme" (Le Monde, 20/07/2014)

 

 

 

Auguste Blanqui

 

(1805-1881)

 

"Dieu et le Capital s'associent pour exterminer la fille mère. Le Capital lui ôte le pain. Dieu lui ôte l'honneur" (Textes choisis)

 

Bakounine

 

(1814-1876) Philosophe Russe anarchiste

 

"Jéhovah, qui, de tous les dieux qui ont jamais été adorés par les hommes, est certainement le plus jaloux, le plus vaniteux, le plus féroce, le plus injuste, le plus sanguinaire, le plus despote et le plus ennemi de la dignité et de la liberté humaines, ayant créé Adam et Ève, par on ne sait quel caprice, sans doute pour tromper son ennui qui doit être terrible dans son éternellement égoïste solitude, ou pour se donner des esclaves nouveaux, avait mis généreusement à leur disposition toute la terre, avec tous les fruits et tous les animaux de la terre, et il n'avait posé à cette complète jouissance qu'une seule limite. Il leur avait expressément défendu de toucher aux fruits de l'arbre de la science. Il voulait donc que l'homme, privé de toute conscience de lui-même, restât une bête, toujours à quatre pattes devant le Dieu éternel, son Créateur et son Maître. Mais voici que vient Satan, l'éternel révolté, le premier libre penseur et l'émancipateur des mondes" (Dieu et l'Etat, 1882)

 

"L'idée de Dieu implique l'abdication de la raison et de la justice humaines, elle est la négation la plus décisive de l'humaine liberté et aboutit nécessairement à l'esclavage des hommes, tant en théorie qu'en pratique" (Dieu et l'Etat, 1882)

 

"Si Dieu est, l'homme est esclave ; or l'homme peut, doit être libre, donc Dieu n'existe pas. Je défie qui que ce soit de sortir de ce cercle ; et maintenant, qu'on choisisse" (Dieu et l'Etat, 1882)

 

"Toutes les religions sont cruelles, toutes sont fondées sur le sang, car toutes reposent principalement sur l'idée du sacrifice, c'est-à-dire sur l'immolation perpétuelle de l'humanité à l'inextinguible vengeance de la Divinité. Dans ce sanglant mystère, l'homme est toujours la victime, et le prêtre, homme aussi mais homme privilégié par la grâce, est le divin bourreau" (Dieu et l'Etat, 1882)

 

Calixthe Beyala

 

« Nous avons remplacé les religions par une autre religion qui s’appelle la laïcitude (…): vous mettez une croix, on dit que vous êtes intégriste, vous mettez un foulard, on vous dit que vous êtes un intégriste musulman, vous mettez votre kippa, on vous dit que vous êtes un intégriste juif» (Hondelatte dimanche, 17 février 2013) 

 

Djemila Benhabib

 

(1972-) Ecrivaine, militante québéquoise pro-laïcité

 

"L’islam politique assèche les corps, assoiffe les âmes, tue le désir. Face à ce monstre liberticide, les démocrates gagneraient à unir leurs forces. Et pourtant, ils avancent en rangs dispersés. La gauche communautariste souffle sur les braises de l«’islamophobie» faisant du pied à ceux qui rêvent de nous précipiter dans une guerre des religions et de nous plonger durablement dans le conflit des civilisations" (Blog personnel, article 2016)

 

"On avance même l’idée que le terrorisme ne serait que la conséquence d’une intégration laborieuse et d’une laïcité trop intransigeante. Finalement, ces thèses négationnistes ne font que conforter les soldats du califat sans jamais questionner le centre nerveux de l’islamisme, son idéologie, ce poison lent et inexorable" (Blog personnel, article 2016)

 

Elisabeth Badinter

  


«La gauche a laissé s’installer l’équation suivante : défense de la laïcité égale racisme» (Le Monde des religions, 28/09/2011)


«En dehors de Marine Le Pen, plus personne ne défend la laïcité. Au sein de la gauche, le combat a été complètement abandonné» (Le Monde des religions, 28/09/2011)

 

 

Etienne Balibar

 

(1942-) Philosophe français

 

"Il y a la même violence chez les islamistes qui envoient en prison une fille qui a montré ses seins et chez les laïques français qui veulent absolument enlever les voiles des femmes pour les autoriser à accompagner leurs enfants à l’école" (L'Humanité, 26 août 2013)

 

"Notre sort est entre les mains des musulmans, si imprécise que soit cette dénomination" (Libération, 11 janvier 2015)

 

"Je suis horrifié par la tournure répressive et implicitement raciste que prend la défense de la laïcité en France, tous gouvernements confondus, quand il s’agit de dénoncer les périls que feraient courir les manifestations de l’appartenance à l’islam" (L'Humanité, 26 août 2013)

 

"La racine du mal gît dans le fait que la laïcité en France est une laïcité d’État, et cela depuis son inscription dans la Constitution jusqu’à la façon dont elle fournit un substitut, inavoué et inavouable, de la notion d’identité nationale" (L'Humanité, 26 août 2013)

 

"Le dogme n’est pas tout à fait la même chose dans le christianisme et dans l’islam, religion juridique" (L'Humanité, 26 août 2013)

 

 

 

Fethi Benslama

 

(1951-) Psychanalyste

 

"La religion constitue un surmoi de prothèse pour l'humanité" (Le Monde, 6 août 2016)

 

"Nous avons cru que la science et la sécularisation allaient effacer la religion; en fait, celle-ci a muté; aussi, pour rester croyant, doit-on l'être encore plus et d'une manière plus voyante" (Le Monde, 6 août 2016)

 

François Burgat

 

(1948-) Islamologue

 

"La meilleure façon de combattre les djihadistes, c'est de cesser de les fabriquer" (Répliques, France culture, 7 janvier 2017)

 

"Le terrorisme n'est pas unilatéral; ça c'est un premier point. Le terrorisme est très très très souvent une contre-violence" (Répliques, France culture, 7 janvier 2017)

 

Gilles Bernheim

 

« Dieu n’appartient à personne (…) il n’appartient pas à un peuple » (Conférence Bernardins 05/03/2012)


« L’antijudaïsme chrétien ne sera dépassé que lorsque les chrétiens seront parvenus à percevoir dans un sens positif le « non » des juifs à Jésus » (La Croix, 2012)

 

« Que le regain de religiosité parmi les juifs de France s’accompagne parfois d’une certaine dilution de leur attachement à l’idée de nation française est un peu trop aisément agréé par mes pairs (les rabbins de France) » (Un rabbin dans la cité)

 

"Là où le texte biblique suggérait plusieurs significations, une seule interprétation est figée dans la lecture chrétienne" (Le rabbin et le cardinal)

 

"Tout ce que l'âme humaine possède de force spirituelle était, en Jésus, porté à un degré d'intensité inconnu chez tout autre" (Gilles Bernheim, Le rabbin et le cardinal)

 

"L'idolâtrie est toujours cela: un processus précipité qui érige le lent devoir de l'histoire en revendication frénétique de l'instant" (Gilles Bernheim, Le rabbin et le cardinal)

 

"Le judaïsme est une doctrine de vie, une religion du juste milieu, répugnant à l'ascétisme sous toutes ses formes et emprunt d'un solide optimisme" (Le rabbin et le cardinal)


 

 

Henri Bergson

 

(1859-1941) Philosophe français d'ascendance juive converti "de coeur" au christianisme

 

"Ceux qui sont allés jusqu'à nier l'existence de Jésus n'empêcheront pas le Sermon sur la montagne de figurer dans l'Evangile, avec d'autres divines paroles. A l'auteur on donnera le nom qu'on voudra, on ne fera pas qu'il n'y ait pas eu d'auteur" (Henri Bergson, Les deux sources de la morale et de la religion, 1932)

 

"Il n'est pas douteux que le christianisme ait été une transformation profonde du judaïsme. On l'a dit bien des fois: à une religion qui était encore essentiellement nationale se substitua une religion capable de devenir universelle. A un Dieu qui tranchait sans doute sur tous les autres par sa justice en même temps que par sa puissance, mais dont la puissance s'exerçait en faveur de son peuple et dont la justice concernait avant tout ses sujets, succéda un Dieu d'amour, et qui aimait l'humanité entière" (Henri Bergson, Les deux sources de la morale et de la religion, 1932)

 

"C'est dire que les dieux de l'antiquité pouvaient naître, mourir, se transformer au gré des hommes et des circonstances, et que la foi du paganisme était d'une complaisance sans bornes. Précisément parce que le caprice des hommes et le hasard des circonstances ont eu tant de part à leur genèse, les dieux ne se prêtent pas à des classification rigoureuses. Tout au plus peut-on démêler quelques grandes directions de la fantaisie mythologique" (Henri Bergson, Les deux sources de la morale et de la religion, 1932)

 

 

Jacques Bouveresse

 

(1940-) Philosophe français

 

"Le christianisme a déjà accepté largement et de façon plutôt inquiétante (tout au moins pour ceux qui se préoccupent de son intégrité et de sa survie) les évidences postmodernes. La conséquence qui semble résulter de cela est que, pour le croyant lui-même, des notions comme celle de vérité de la croyance (et de vérité en général), celle de raisons de la vérité et peut-être également, pour finir, tout simplement celle de croyance elle-même sont en train de perdre à peu près toute importance réelle" (ThéoRèmes, 2011)

 

"Il semble de plus en plus difficile de déterminer de quoi il est question au juste quand on parle de « religion » parce qu’il est devenu à peu près impossible, dans un bon nombre de cas, de savoir ce que croit exactement quelqu’un qui se dit aujourd’hui « croyant »" (ThéoRèmes, 2011)

 

Jean Baubérot

 

(1941-) Sociologue des religions, intellectuel Français

 

"Dans la loi de 1905, l'obligation de neutralité est faite à l'Etat et à ses représentants, pas aux citoyens" (L'Express, 06/02/2015) 

 

"Les intellectuels showbiz défendent une liberté d'expression inconditionnelle notamment quand il s'agit, non pas de «critiquer l'islam» (au sens d'exercer son esprit critique) mais de pouvoir dire n'importe quoi sur cette religion. Or ils s'accommodent fort bien de lois mémorielles liberticides qui témoignent du mépris des politiques de tous bords pour le travail d'objectivation historique" (IRIS, n°65, 2007)

 

"La laïcité est utilisée à géométrie variable, et de façon plus sévère et injuste envers l'islam" (L'Express, 06/02/2015)


"On dirait que, dans la société établie, il est possible d’invoquer de façon extrêmement répétitive des « valeurs communes », mais uniquement de façon très globale, totalement allusive voire excluante envers certains. Bref, il ne faudrait surtout pas tenter si peu que ce soit de concrétiser son propos !" (Jean Baubérot, Mediapart, 30/08/2012)


« La morale laïque n’est pas un système moral total (seul les pays totalitaires se situent dans cette perspective). C’est une morale trouée, une morale qui assume son incomplétude pour laisser une place aux morales des différentes familles de pensée, exactement comme l’école laïque de Jules Ferry vaquait le jeudi pour laisser un jour libre pour le catéchisme» (Mediapart, 30/08/2012)

 

"La loi énonce que la religion n'est pas affaire d'Etat. Cela ne veut pas dire qu'elle soit reléguée à la sphère privée, contrairement à l'interprétation qui se répand depuis des années, produisant une confusion et un glissement fallacieux" (L'Express, 06/02/2015)

 

"La loi n'a jamais interdit les manifestations de la religion sur la voie publique. En 1905, le débat a été vif, sur ce point, certains voulant les interdire. Or, au contraire, les limites fixées aux processions catholiques par Bonaparte en 1802 ont été abolies. Simplement, les processions ne devaient pas être agressives envers les non-catholiques et l'esprit était que chacun accepte la libre expression de l'autre" (Citation Jean Baubérot, L'Express, 06/02/2015)

 

"La société française ne cesse de stigmatiser les musulmans" (Le Monde, 4 juin 2016)

 

 

 

 

 

Jean Birnbaum

 

(1974-) Intellectuel et journaliste français

 

"Incapable de prendre la religion au sérieux, comment la gauche comprendrait-elle ce qui se passe actuellement, non seulement le regain de la quête spirituelle mais surtout le retour de flamme d'un fanatisme qui en est la perversion violente?" (Un silence religieux. La gauche face au djihadisme, 2015)

 

"Ne jamais considérer la religion comme telle, toujours la rabattre sur autre chose (symptôme social, ornement idéologique, illusion passagère, diversion politique...), se convaincre qu'elle s'évanouira bientôt d'elle-même, et en attendant, se demander s'il n'y aurait pas quelque chose à en tirer: on connaît désormais la méthode" (Un silence religieux. La gauche face au djihadisme, 2015)

 

Jean-Claude Barreau

 

(1933-) Ancien prêtre, polémiste spirituel, enfant terrible du catholicisme.                                

 

« Combien de chrétiens connaissent les paroles de Jésus ? Ce sont des déistes moralisants » (Répliques, France Culture, 01/06/2013)

 

« Jésus est le sommet du judaïsme» (Répliques, France Culture, 01/06/2013)

 

« Le christianisme est profondément déchristianisé ; les homélies sont emmerdantes parce qu’elles ne sont plus évangéliques» (Répliques, France Culture, 01/06/2013)

 

« L’islam est fort, grand, parfois mystique, mais il n’a jamais été tolérant» (Jean-Claude Barreau, Y a-t-il un Dieu ?)


« Le fanatisme use de la religion comme d’une drogue» (Citation Jean-Claude Barreau, Y a-t-il un Dieu ?)


                       
« Je crois plus à la Résurrection qu’à la vie éternelle»  (Jean-Claude Barreau, France Culture, Répliques, 01/06/2013)

 

"La vie doit être une perpétuelle désillusion, mais une désillusion enthousiaste" (Citation Jean-Claude Barreau, La foi d'un païen, 1967)

 

"La foi chrétienne n'est possible qu'au-delà du scandale (du mal), pas avant!" (Jean-Claude Barreau, La foi d'un païen, 1967)

 

"La foi, si elle entraîne un comportement moralisé et le plus exigeant qui soit, ne s'identifie pas avec la morale. La morale n'est jamais qu'une conséquence: c'est quand on aime quelqu'un qu'on fait des efforts pour lui" (Jean-Claude Barreau, La foi d'un païen, 1967)

 

"
 

 

Laurent Bouvet

 

(1968-) Politologue français

 

"Ceux qui veulent «faire du bruit» autour de ce qu'ils nomment «l'islamophobie», ce sont précisément ceux qui souhaiteraient davantage ce type de paroles et d'actes pour montrer combien ils ont raison et combien leur combat est juste, et de là augmenter encore leur emprise idéologique sur les musulmans" (Le Figaro, 30 août 2016)

 

"Rappelons que les seuls musulmans tués ces dernières années en raison de leur religion l'ont été, en France... par d'autres musulmans, des islamistes, des terroristes" (Communication Facebook, 13 septembre 2016)

 

Marie Balmary

 

Psychanalyste française

 

"Qui nous a parlé en premier, avant le surgissement de l'humanité?" (Marie Balmary, La Croix, 4 février 2019)

 

"Nous avons reçu la parole et nous ne savons pas d'où elle vient" (La Croix, 4 février 2019)

 

" "Tu ne tueras pas" se trouve dans le récit d'Israël, pas dans les paroles de la Marseillaise" (La Croix, 4 février 2019)

 

Mathieu Bock-Côté

 

(1980-) Sociologue canadien

 

"Les musulmans qui arrivent en Occident doivent accepter qu'ils arrivent dans une civilisation qui a longtemps été le monde chrétien, et où sur le plan symbolique, l'héritage chrétien conserve une prédominance naturelle et légitime" (Le Figaro, 29 avril 2016)

 

Olivier Bobineau

 

Sociologue des religions

 

« L’institution catholique a pour ambition de quadriller les consciences et les mœurs. C’est ça l’anthropologie catholique, c’est une anthropologie qui, pour maîtriser les esprits, pour garantir le salut, va passer par le contrôle des corps. » (Olivier Bobineau, Rue 69, 04/11/12)


« La famille comme valeur, c’est une invention catholique du milieu du XIXe siècle pour répondre à la modernité qui vient briser les familles. » (Olivier Bobineau, Rue 69, 04/11/12)
 

 

Pascal Bruckner

 

« Reçu ou recalé : le Paradis a toute la structure de l’institution scolaire » (L’euphorie perpétuelle)


« Le thème du bonheur vient du christianisme mais c’est contre lui qu’il s’épanouira » (L’euphorie perpétuelle)


« Ce n’est pas le bouddhisme qui triomphe en Occident, c’est une religion à la carte habillée d’exotisme. Ce n’est même pas une spiritualité, c’est une thérapie, un bouclier contre le stress qui promulgue un credo passe-partout acceptable par le plus grand nombre. Comment une doctrine du renoncement peut-elle séduire une société de l’implication mondaine ? » (L’euphorie perpétuelle)

 

" "Islamophobie" fait partie de ces mots toxiques qui brouillent le vocabulaire et le dénaturent. Forgé par des administrateurs coloniaux français, au début du XXe siècle, pour protéger leurs "sujets indigènes" de toute contagion moderniste, il resurgit dans le discours public, au tournant de la révolution iranienne" (Le Monde, 01/11/2013)
 

"Depuis quand une grande religion est-elle une race? Depuis quand le jugement qu'on porte sur elle constitue-t-il un délit? On a le droit de détester telle ou telle confession et de le dire" (Pascal Bruckner, Le Monde, 01/11/2013)

 

"Nous avons du mal à nous représenter le christianisme autrement que comme une religion de la conquête alors qu'il est aujourd'hui celle du martyre, au moins au Proche-Orient" (Pascal Bruckner, Le Monde, 01/11/2013)

 

Patrick Buisson

 

(1949-) Polémiste de droite

 

"La Droite ignore le fait religieux alors que culturellement elle devrait le comprendre, et elle pratique ce que j'appellerais une politique néo-coloniale: elle répond toujours en termes de sécurité, de moyens à une question qui se pose en termes de civilisation" (France 2, Complément d'enquête, octobre 2016)

 

"Moi le burkini, en soi, ça ne me choque absolument pas; c'était la tenue de nos grands-mères sur les plages dans les années 1900" (France 2, Complément d'enquête, octobre 2016)  

 

[ce qui le gêne, affirme-t-il, c'est le fait que les musulmans en font (du burkini) l'un des facteurs de "conquête de l'espace public"]

 

Rémi Brague

 

(1947-) Philosophe

 

"Les Lumières sont nées à Padoue, à Amsterdam, en Ecosse, bien avant que les Français ne s'en mêlent" (L'Express, 01/01/2010)

 

"le mot d'"islamophobie". Celui-ci est un obstacle à la pensée" (L'Express, 01/01/2010)

 

"En France, on a le droit de tout dire, sauf ce qui fâche" (Le Figaro, 16/01/2015)

 

"La dernière condamnation pour sacrilège, chez nous, a été celle du chevalier de La Barre, en 1766. Je rappelle d'ailleurs qu'il avait été condamné par des tribunaux civils, les parlements d'Abbeville, puis de Paris, alors que les gens d'Église avaient essayé de le sauver… Nul doute que c'est en reconnaissance de ces efforts que l'on a donné son nom à la rue qui longe la basilique de Montmartre!" (Le Figaro, 16/01/2015)

 

Robert Badinter

 

"Dès l'instant où vous annoncez "laïcité et islam", vous pointez du doigt et vous stigmatisez par voie de conséquence les musulmans; comment est-ce que nos concitoyens musulmans ne le ressentiraient pas comme une blessure et une exclusion? Donc c'est semer les grains de la division" (TV5 Monde, 30 mars 2011)

 

Simone de Beauvoir

 

« La foi, c’est bien souvent un accessoire qu’on reçoit dans son enfance avec l’ensemble de la panoplie bourgeoise et qu’on garde, comme le reste, sans se poser de question. Si on est effleuré par un doute, souvent on l’écarte pour des raisons affectives» (Tout compte fait)

 

« Les croyants insistent volontiers sur les difficultés qu’ils éprouvent à vivre en présence de Dieu ; j’ai constaté qu’ils y trouvent de grandes commodités. Les malheurs, les injustices qui accablent la terre font partie du plan divin et seront compensés dans l’autre monde, ils n’ont pas à s’en soucier. Dieu leur pardonne leurs fautes et leur donne facilement raison puisque ce sont eux qui le font parler» (Tout compte fait)


« L’étude de la philosophie m’a fait comprendre qu’un être existant à la fois sur le mode de l’en soi et sur celui du pour soi n’était pas pensable. Jamais il n’a été question pour moi – jamais il ne saurait être question – de revenir aux fables qui ont charmé mes premières années» (Tout compte fait)


« Le néant me donne le vertige : donc nous sommes immortels. Etrange raisonnement qui dévoile le rôle joué par la religion dans la plupart des cas : une fuite, une désertion. Les difficultés que l’athée affronte honnêtement, la foi permet de les éluder. Et le plus fort c’est que de cette lâcheté le croyant tire des supériorités» (Tout compte fait)
 

 

Yassine Belattar

 

(1982-) Journaliste français 

 

"Impossible n'est pas français, et français n'est pas raciste" (L'Obs, 23 décembre 2015)