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Auteurs musulmans

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Abd el-Kader

 

(1808-1883) Emir Algérien qui combattit la France au XIXe siècle, puis en devint l'ami paradoxal

 

"Tout homme possède en tant qu'homme, les dispositions nécessaires pour saisir les vérités dans l'état où elles se trouvent" (Lettre aux Français, 1848)

 

Al Afghani

 

(1838-1897) Grand théologien du XIXe siècle, père du panislamisme 


« Aucune réforme ne sera possible dans les pays musulmans tant que les chefs religieux n’auront pas réformé leur état d’esprit, tant qu’ils n’auront pas tiré profit des sciences et de la culture » (Discours « Enseigner et apprendre » 1872)


« La souveraineté n’a jamais quitté le royaume de la Science puisque, de temps à autre, le monarque a changé de capitale. Cette capitale a été transférée alternativement de l’Orient à l’Occident et de l’Occident à l’Orient » (Discours « Enseigner et apprendre » 1872)

 Al Afghani


 

 

Ansari

 

« La foi peut être comparée à une balance : crainte et espérance en sont les deux plateaux, l’aiguille en est l’amour, et les plateaux sont suspendus aux mœurs vertueuses » (Les cent terrains)


« La vie est une boutique ; la sagesse en est l’ornement, la religion le capital, et le croyant le marchand » (Les cent terrains)


« La pudeur, c’est la honte. La honte est le rempart de la religion ; la honte est l’une des sciences de l’honneur. Les insouciants éprouvent de la honte devant les hommes ; ceux qui ont le cœur généreux éprouvent de la honte devant les Anges ; les connaissants éprouvent de la honte devant Dieu » (Les cent terrains)


 

 

Averroès

 

« Il ne faut pas rejeter une chose bénéfique par nature et par essence sous prétexte qu’il y a en elle accidentellement un inconvénient» (Fasl al-maqâl)

 

« Il y a consensus chez les musulmans pour considérer que les énoncés littéraux de la Révélation n’ont pas tous à être pris dans leur sens obvie » (Fasl al-maqâl)

 

« Les chrétiens se sont trompés en affirmant l’unité dans la substance, et ce n’est pas se soustraire à l’erreur que de prétendre comme ils le font, qu’en Dieu la trinité se résout à l’unité » (Grand commentaire sur la métaphysique)

 

« Exposer quelqu’une des interprétations (du coran) à quelqu’un qui n’est pas homme à les appréhender – en particulier les interprétations démonstratives, en raison de la distance qui sépare celles-ci des connaissances communes – conduit tant celui à qui elle est exposée que celui qui les expose à l’infidélité » (Fasl al-maqâl)

 

Avicenne

« Ajoute foi à ce qui est raconté au sujet des punitions divines, qui descendent sur des villes corrompues et des personnes tyranniques et vois comment la vérité remporte la victoire » (La métaphysique du Shifa, 439)


« Certains ont pensé qu’il fallait tuer ceux qu’on désespérait de guérir. Cela est mal » (La métaphysique du Shifa)


« Ceux des hommes qui n’ont pas de disposition pour acquérir la vertu sont naturellement esclaves, comme les Turcs et les Nègres, et d’une façon plus générale ceux qui ont grandi dans des régions climatériques non nobles » (La métaphysique du Shifa, X, 453)


« Il convient que la loi demande à la femme d’être voilée et d’être loin du regard des hommes. Aussi il ne faut pas que la femme gagne sa vie comme l’homme. Il faudra dès lors, que la loi prescrive qu’elle soit entretenue par l’homme : l’homme sera obligé de pourvoir à ses dépenses. Mais il faut que l’homme reçoive en retour une compensation : c’est qu’il la domine et qu’elle ne le domine pas » (La métaphysique du Shifa, IX, 450)


« Le mal se dit de la déficience de toute chose de sa perfection et de la perte qu’elle fait à l’égard de ce qu’elle devrait avoir » (La métaphysique du Shifa, 419)
 

 

Cheikh Mohammed Abdou

« Si la religion peut nous révéler certaines choses qui dépassent notre compréhension, elle ne peut nous en enseigner aucune qui soit en contradiction avec notre raison » (Rissalat al Tawhid)


« Celui qui dit que le Coran qu’on lit est incréé se trouve dans l’état le plus vil et professe une erreur plus grande que toutes les doctrines erronées que le Coran lui-même a réfutées, et qu’il nous a engagé à combattre » (Rissalat al Tawhid)


« Bien que les goûts diffèrent, les choses sont belles ou laides par elles-mêmes » (Rissalat al Tawhid)


« L’Islam nous détourne d’un attachement exclusif aux choses qui nous viennent de nos pères ; il qualifie d’ignorants et bornés ceux qui suivent aveuglément les paroles des ancêtres » (Rissalat al Tawhid)
 

 

Farid al Din Attar

Grand mystique musulman de Perse, du XIIe siècle


« Plus tu te fais poussière ici-bas, plus tu deviendras pur là-haut » (Le livre divin)


« L’Eternel t’appelle à Lui sans cesse, renonce au temporel, en un mot à la concupiscence. L’intimité née du désir charnel n’est pas souhaitable ; qui ne sait pas cela est imparfait » (Le livre divin)


« Puisque le voile n’est pas tombé de devant toi, ne prétends pas avoir sur le chien la moindre supériorité. Tout destiné qu’il soit à la poussière du chemin, le chien provient de la même source que toi » (Le livre divin)


« Omar partit en guerre et sortit victorieux. Aux infidèles qui tombèrent sous sa coupe il proposa la foi de l’Islam. Ceux qui acceptèrent furent épargnés mais les autres décapités. (…) Lorsque c’est Dieu qui tue l’acte est beau. Mais lorsqu’il vient de toi, il est laid ; il est l’œuvre de l’enfer, alors que dans le premier cas il est du paradis » (Le livre divin)

 

 


 

 

Ibn Arabi

« Il n’est légitime pour aucun musulman de combattre le détenteur du pouvoir ni de s’insurger en armes contre lui, même si c’est un oppresseur et s’il ne pratique pas la justice, et quiconque le fait est un innovateur blâmable n’agissant pas selon la Sunna » (La profession de Foi)

 

Ibn Ata Allah

« Adresser une demande à Dieu, c’est douter de Lui » (Hikam)


« Enfouis ton existence sous le sol d’une vie obscure ; le germe issu d’une graine non enfouie ne parvient pas à produire des fruits » (Hikam)


« Ni n’augmente Sa gloire le fait que quelqu’un vient à Lui ; ni ne la diminue le fait que quelqu’un se détourne de Lui » (Hikam, 215)


« Il n’est pas de faute légère en face de la justice de Dieu ; il n’en est pas de grande en face de sa grâce » (Hikam, 52)


« Le véritable espoir est accompagné d’action ; sinon il ne s’agit que d’un souhait » (Hikam)


« Qu’il te suffise comme récompense de sa part qu’Il t’ait jugé digne de Lui obéir » (Hikam, 92)
 

 

Mohammed Arkoun

 

(1928-2010) Grand islamologue kabyle, de renommée internationale. 

 

« On mobilise non pas une pensée islamique créatrice, libératrice, mais un islam politique d’essence idéologique pour « islamiser » la modernité » (Humanisme et islam)

 

« Je souhaite une nouvelle relecture commune de la tradition coranique et monothéiste, et non pas un dialogue » (La construction humaine de l’islam)


« Tous les peuples, toutes les cultures sont conviés à la même autocritique radicale pour fonder leur participation au travail historique commun d’émancipation de la condition humaine » (Humanisme et islam)

 

« Je porte témoignage qu’il y a une religion laïciste en France qui censure tout discours religieux avec le même dogmatisme obtus que les croyants les plus étroitement littéralistes » (ABC de l’islam)


« Quand j’essaye de déplacer la lecture du Coran du cadre de la croyance à celui de l’histoire et de la linguistique, les publics musulmans expriment toujours leur angoisse devant des analyses reçues comme désacralisantes » (Humanisme et islam)


« La pensée islamique s’est toujours préoccupée de construire et de protéger des orthodoxies en se contentant d’apologies défensives ou de « vérités » proclamées » (Citation Mohammed Arkoun, Humanisme et islam)


« L’islam est théologiquement protestant, mais politiquement catholique » (Citation Mohammed Arkoun, Conférence Sorbonne, 2009)


« Je parlerais volontiers d’Etats voyous si une haute instance internationale pouvait se prononcer sur les complicités qui ont permis leur émergence et leur pérennité » (ABC de l’islam)


« On ne cesse de parler de tolérance ci, d’intolérance là, et on ne voit pas du tout l’intolérable partout, triomphant dans toutes les sociétés » (La construction humaine de l’islam)


« La domination coloniale a figé la vie intellectuelle, rigidifié la tradition, favorisé le repli sur les identités locales » (Citation Mohammed Arkoun, Lectures du coran)


« Je désespère des pays musulmans (…). Qu’est-ce qu’on peut leur demander ? Il y a trop d’ignorance institutionnalisée, et on ne peut pas lutter contre les institutions ignorantes. En tout cas, pour ma part, je ne m’en sens plus la force » (La construction humaine de l’islam)


« Toute personnalité se définit par un certain équilibre (ou déséquilibre) qu’elle réalise entre conscience affective et conscience intellectuelle » (Citation Mohammed Arkoun, Lectures du coran)


« Toute mon analyse et tout mon effort visent à dégager les conditions de possibilité d’une pensée islamique critique et libre. C’est-à-dire précisément qui traque toutes les utilisations idéologiques d’une pensée religieuse » (Mohammed Arkoun, Lectures du coran)


« Toutes les données constitutives de la modernité intellectuelle ont émergé à l’extérieur de la pensée islamique » (Mohammed Arkoun, L’islam, morale et politique)


« La théologie comme débat et échange a disparu complètement en islam » (Mohammed Arkoun, La construction humaine de l’islam)


« La pensée islamique s’est toujours préoccupée de construire et de protéger des orthodoxies en se contentant d’apologie défensive ou de « vérités » proclamées » (Humanisme et islam)


« L’islam universel n’existe pas » (Mohammed Arkoun, La construction humaine de l’islam)
 

 

Muhammad Saïd al-Ashmawy

Penseur musulman libéral


« Dieu a voulu que l’Islam fût une religion, mais les hommes ont voulu en faire une politique » (L’islamisme contre l’Islam)


« La politisation du religieux ou la sacralisation du politique ne peuvent être que le fait d’esprits malveillants et pervers, à moins qu’ils ne soient ignorants. L’une et l’autre reviennent à fonder dans la religion l’opportunisme et la cupidité, à trouver des justifications coraniques à l’injustice, à entourer la délinquance d’une aura de foi, et à faire passer pour un acte de Jihad le sang injustement versé » (L’islamisme contre l’Islam)

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Nader Abou Anas

 

Nader Abou Anas est conférencier du Bourget

 

"Lorsqu'il s'agit de salir l'honneur de quelqu'un, ça va très vite; mais lorsqu'il s'agit de préserver l'honneur de quelqu'un, ça se fait très très rare dans notre communauté" (Prêche, Cache les défauts de ton frère, Dourou.net)

 

"S'en prendre à un innocent, c'est comme si tu t'en étais pris à l'humanité entière" (Citation Nader Abou Anas, Communiqué sur les attentats parisiens, 14 novembre 2015, Dourous.net)

 

"L'épouse doit se faire belle pour son mari. (...) Le problème avec les soeurs, souvent elle met le paquet les premiers mois, six mois après c'est Dracula" (Nader Abou Anas, Prêche)

 

 

 

Qasim Amin

(1865 -1908) penseur Egyptien liberal, reconnu comme etant le grand pionnier du feminisme arabe


« Les musulmans ordinaires croient que les femmes sont les maîtresses de maison, mais que leur rôle s’arrête au seuil de la porte. Voici ce que croient ceux qui vivent dans un monde fantaisiste » (La libération des femmes)


« Un certain nombre de gens vont dire que je publie aujourd’hui une hérésie. A ces personnes, je répondrai : oui, je soulève une hérésie, mais cette hérésie n’est pas dirigée contre l’islam. Elle est dirigée contre nos traditions et nos rapports sociaux » (La libération des femmes)


« Le musulman peut-il contredire les lois de la Création fondées par Dieu – Dieu qui a fait du changement un prérequis pour la vie et le progrès, plutôt que l’immobilité et l’inflexibilité, qui sont des marques de mort et de sous-développement culturel ? » (La libération des femmes)


« S’il existait une religion qui aurait pu avoir un pouvoir et une influence supérieurs aux traditions locales, dès lors les femmes musulmanes seraient de nos jours à l’avant-garde des femmes libres de la terre » (La libération des femmes)


« Le système légal islamique, la sharia, a stipulé l’égalité des femmes et des hommes avant tout autre système légal » (La libération des femmes)

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« Le statut des femmes est inséparablement lié au statut de la nation. Lorsque le statut d’une nation est bas, ce qui implique le caractère non civilisé de cette dernière, le statut des femmes est lui aussi minime, et lorsque le statut d’une nation est élevé, impliquant son avancement et son caractère civilisé, le statut des femmes de ce pays est lui aussi élevé » (La libération des femmes)
 

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