Intolérance, ignorance, radicalisation… Les mots abondent pour qualifier l’aliénation dans le champ religieux. Les manifestations de cette aliénation sont multiples, elles progressent dans les sociétés occidentales. Au-delà des constats et de l’alarmisme impuissant, quelles ressources mobiliser pour débloquer les psychologies collectives, pour déjouer les réflexes d’auto-défense identitaires, les réflexes de déresponsabilisation, de victimisation, d’auto-infantilisation ?
Ici quelques pistes de réflexion (vidéo visible sur ordinateur de bureau ou portable)
Comment restituer à l’homme la conscience de son honneur ? En lui parlant franchement, sans le caresser dans le sens du poil comme on le ferait avec un chien. En exigeant de lui comme il est en droit d’exiger de nous-même. En ne cédant jamais à ses colères infantiles, en lui rappelant au besoin sa condition d’adulte, et le fait que le monde ne tourne pas autour de lui. Pour que tout cela soit possible, je dois-moi-même me conformer à ces règles.
Dans l’islam comme dans le christianisme, comment lutter contre la tentation de l’apologie identitaire ; celle qui remplace inconsciemment la splendeur de Dieu par la nôtre, celle qui transfère les attributs divins sur notre collectif ; celle qui associe au Sacré notre moi groupal, bloquant toute discussion critique par peur d’être vaincu ?
Comment dissoudre la gangrène narcissique qui s’infiltre dans nos communautés spirituelles ; cette érotisation de notre image qui cherche à séduire l’autre puérilement, dans le registre charnel, sensuel, plutôt que rationnel ou spirituel. Ces questions ne sont pas insurmontables. Elles constituent les défis d’une époque, la nôtre, marquée par le brassage accéléré des peuples et des cultures.
Résoudre l’équation de notre époque n’est pas envisageable individuellement. Toute prétention à une réponse globale, à une solution décisive est vouée à l’échec. Simplement, il existe des pistes, des amorces de réponses, que nous sommes tous invités à exposer. Nous devons réfléchir collectivement, et non tribalement, du creux de nos groupes identitaires.
Quelques pistes sont proposées dans la vidéo ci-dessus.
Pierre-André Bizien
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