Les Blancs français, des babtous fragiles? La faiblesse blanche est-elle un mythe?

 

Face à une culpabilité rongeante qui paralyse tout l’être, la violence est-elle le paroxysme de la lâcheté ?


Nous entendons par Blancs les Français dits “de souche”, et le terme “babtou” signifie en verlan le “toubab”, c’est-à-dire le Blanc, l’occidental. Cette expression a une connotation souvent négative, employée fréquemment par les jeunes issus de l'immigration. 

 

Ceux-ci partent du postulat fréquent que le Blanc serait faiblard, facilement intimidable ; dans les lieux publics (rue, métro, établissements d’enseignement, etc.), s’il se fait invectiver, insulter, dépouiller ou frapper, il ne réagit que mollement. Il serait une sorte de “victime” ontologique, selon ses détracteurs. Incapable de se défendre physiquement et encore moins de venir en aide à autrui, le Blanc serait donc un mâle de second ordre.

 

Les Blancs sont-ils faibles ?

 

Pourquoi les Blancs se laissent-ils donc faire dans la rue ? Sont-ils véritablement faibles ? La réalité est plus complexe qu’il n’y paraît à première vue ; en effet, plusieurs facteurs expliquent cette attitude, effectivement souvent constatable.
Le premier, capital, réside dans l’éducation ; souvent, le Blanc intègre dès son plus jeune âge une série d’injonctions d’ordre moral vis-à-vis de la violence, dérivées d’une culture chrétienne laïcisée et pas forcément bien digérée. En clair, il est souvent sommé d’apprendre à négocier contre la violence, à éviter l’agressivité en assimilant dans son cerveau reptilien la figure repoussoir de la « brute épaisse ».


En évitant soigneusement de généraliser, les enfants issus des cultures africaine sont quant à eux parfois sommés de se « défendre » avec moins de circonspection, plus frontalement, sans ces infinies nuances précautionneuses repérables dans le vieil inconscient éducatif français, générateur de paralysies, de « bugs comportementaux » face à l’expression d’une violence directe issue de l’ancien monde colonisé (inculcation de la culpabilité civilisationnelle, mauvaise conscience). Le Blanc, il est vrai, est donc souvent facilement tétanisé devant la violence : non par faiblesse constitutive, mais par une suite d’inculcations psychiques qui remontent à l’enfance et qui concernent largement son rapport repentant au reste du monde.


On remarque une passivité semblable chez de nombreux Français d’origine asiatique, elle-même explicable par des facteurs culturels différents.


En toile de fond, les tabous du racisme anti-asiatique et anti-blanc s’entrecroisent en filigrane. Mais attention aux apparences : les « petits Blancs », lorsqu’ils sont pris à partie dans la rue, se retrouvent souvent face à des groupes d’individus, déshinibés par la protection qu’impose le nombre : au fond, qui est réellement le plus lâche ? Pas systématiquement celui que l’on pense.

 

Un retour de bâton de la colonisation ?

 

Certains affirment, avec une légèreté déconcertante, que la violence et les mépris contre les « petits Blancs » sont un (juste) retour de bâton de la colonisation ; cet argument est un prétexte fallacieux car des Français, dits “de souche”, nés après la fin des années 1960, n’ont aucune forme de culpabilité à avoir, n’ayant participé ni de près ni de loin à cette  entreprise ; on peut oser d’autres parallèles. Ainsi, serait-il juste d’assimiler systématiquement un Allemand né après 1945 à un nazi ? Évidemment, la réponse est non. Un Mongol, né au XXe siècle, est-il blâmable pour les exactions commises par Gengis Khan et ses lieutenants au Moyen-Âge ? Non.


Un nord-africain et un Arabe venus au monde au début des années 2000, doivent-ils être condamnés car l’esclavage des Noirs a été perpétré en terre d’Islam par leurs ancêtres pendant plus d’un millénaire ? La réponse est également négative. Un Scandinave est-il incriminable pour les pillages commis par ces aïeux vikings ? Non. On peut multiplier ces exemples à l’infini. Néanmoins, si l’on s’oppose à cette réalité, dans ce cas, les Espagnols, envahis près de 800 ans par les musulmans, pourraient à leur tour se comporter de manière bourrue vis-à-vis des descendants d’anciens colons d’al-Andalus. Serait-ce acceptable ?

 

Qu’en est-il de la réalité historique ?

 

En France, de nos jours, le Blanc baisse l’échine devant le voyou "racisé" ; pourtant, cela n’a pas toujours été le cas. Bien au contraire. La colonisation de l’Afrique le démontre ; dans l’Histoire, le Blanc a souvent revêtu le costume du « dominant ». Ce n’est plus ce qu’il ambitionne, quoi qu’on en dise en invoquant la géopolitique à grands traits vulgarisateurs. Du fond de la culture antique résonne encore l’écho lointain du terrible gaulois Brennus : VAE VICTIS (« malheur aux vaincus », légendairement prononcé contre les Romains défaits et rançonnés avant César).


La faiblesse du « petit Blanc » est une réalité paradoxale, symptôme d’une blessure psychologique lointaine vis-à-vis de l’altérité. Inversement, l’apparente domination physique face au blanc témoigne souvent d’une lâcheté profonde (attaques et apprentissage de la violence en groupe contre des individus isolés, etc). Sur ce terrain, toute généralisation est bien entendu dangereuse, et les quelques remarques antécédentes, ne reflètent tout au plus que des tendances.

 

Il est grand temps que les composantes de la nation française se réunissent enfin, hors de leurs passions faibles. 

 

Jérémie Dardy

 

Pour aller plus loin

 

Norman, sur les Blancs.

 


 

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